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2011 novembre Bénévolat en Éthiopie Imprimer Envoyer
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Dire Dawa en Éthiopie est la destination choisie par sept jeunes volontaires pour soigner les plus pauvres et dessiner un sourire sur le visage des plus démunis. 


 

Il y a beaucoup de misère à Dire Dawa, ville située à l’Est de l’Éthiopie, à dix heures de route en bus d’Addis-Abeba, la capitale. Ici, dans le centre des sœurs Missionnaires de la Charité de Mère Térésa, huit sœurs (dont l’une est médecin et trois autres sont infirmières), soignent huit cents malades.
C’est là qu’Éric Moughanes, Hélène Dabbous, Katia Genadry, Georgio Haddad, Karim Hajjar, Carine Arif et Nadim Ojeimi, sept étudiants en biologie, business et génie mécanique de l’Université américaine à Beyrouth, ont décidé de se rendre pour une vingtaine de jours.
« Des amis m’avaient raconté leur expérience en Éthiopie. Vu leur enthousiasme, j’ai eu envie d’y aller. J’en ai fait part à Hélène et petit à petit le groupe s’est formé. » (Katia)

Besoin de bras pour aider et d’un cœur pour aimer
« Nous avons commencé par prendre contact avec les sœurs Missionnaires de la Charité pour réserver un logement dans le centre qu’elles dirigent. Nous nous sommes renseignés sur les précautions médicales et sanitaires à prendre et nous avons fait tous les vaccins requis. » (Hélène)

Les Missionnaires de la Charité ont fondé en Éthiopie 18 centres pour soigner les malades. Celui de Dire Dawa est l’un des plus vastes. Il accueille hommes, femmes et enfants de tout âge : malades mentaux et physiques, grabataires, orphelins que les parents déposent à la porte du centre, enfants sous-alimentés à cause des sécheresses à répétition qui sévissent en Éthiopie. « Ces enfant ont le ventre gonflé et les cheveux blonds par manque de protéines» explique Éric. Le travail à abattre à Dire Dawa est gigantesque et les volontaires sont reçus à bras ouverts.
« Dès notre arrivée, les sœurs nous ont donné des notions sommaires de premiers soins et de physiothérapie. Puis nous nous sommes lancés sur le terrain. Pas de programme pré-établi, nous étions là où l’on avait besoin de nous. Karim, volontaire à la Croix Rouge, faisait les bandages, nous faisions de la physiothérapie aux vieillards, nous avons soigné des brûlés, des enfants avec de graves blessures parce que leurs parents n’en ont pas pris soin durant de longs mois.
Nous avons donné à manger aux malades et réconforté par notre présence et nos sourires leurs souffrances. Les malades restent dans le centre durant toute la durée du traitement. C’est pour cela qu’à l’extérieur du compound, les files d’attente s’allongent. On voit des mamans portant des enfants affamés et des malades qui dorment durant plusieurs mois au bord de la route attendant d’être admis » rapportent Katia et Hélène.

Une expérience inoubliable
« Nous habitions au centre où le confort est très primaire : un lit et un matelas pour dormir et c’est tout. Il n’y a ni télé, ni téléphone, ni ordinateur, ni Internet. Nous le savions avant de partir. Nous voulions vivre cette expérience à fond. La High-Tech ne nous a pas manqué. On s’en est très vite passé » affirme Katia.
« Pas le temps de s’ennuyer à Dire Dawa. Car l’après-midi, après le travail au dispensaire, on jouait avec les enfants. Ils sont très attachants. Ils s’amusent d’un rien. Ils jouent au football avec une balle composée de chaussettes trouées qu’ils ont nouées et ils sont heureux. Lorsqu’on leur a offert deux vrais ballons de foot, ils nous ont fait la fête. Je ne m’attendais pas à voir une telle pauvreté. Aujourd’hui, j’apprécie davantage ce que j’ai », avoue Éric.

« Malgré l’extrême pauvreté de la population, les gens en Éthiopie sont toujours souriants, gentils, reconnaissants, ajoute Hélène. Les enfants ne pleurent pas, même quand ils ont faim ou mal. Ils supportent la douleur. À Dire Dawa, je me suis sentie utile. J’ai pu soulager des malades, leur apporter du réconfort. C’est une immense joie. » (Hélène)
« J’étais triste de partir. Ces enfants sont si attachants. Les malades avec qui on passait la journée communiquaient avec leurs yeux pour nous dire merci. Ils sont contents avec un rien. Et nous qui avons tout, on se plaint d’un rien. Pourquoi ? » (Katia) 

Le saviez-vous ?
L’Éthiopie est un des pays les plus pauvres du monde. L’extrême pauvreté ne fait que croître depuis l’augmentation des prix des matières premières, des denrées alimentaires, les sécheresses à répétition, l’érosion des sols, le ravage des criquets migrateurs. 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 300 birrs, soit moins de 20$ par mois, pour une famille de 5 personnes). Les services de santé sont peu développés. Un enfant sur 6 meurt avant l’âge de 5 ans. Depuis les dernières décennies, les problèmes de santé se sont aggravés avec l’émergence du Sida.

 



 

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