| 2007/01/06 Mort de Saddam |
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Saddam Hussein, exécution d’un tyran L'ancien président irakien, Saddam Hussein, a été pendu samedi dernier à l'aube à Bagdad. L'ancien dictateur avait été condamné à mort pour l'exécution de 148 villageois chiites dans les années 1980. Avant de mourir, Saddam a exhorté les Irakiens à rester unis, tout en dénonçant la coalition iranienne. Saddam Hussein âgé de 69 ans, a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à la chute du régime en 2003. Il avait été arrêté dans son fief à Tikrit par des soldats américains alors qu'il se terrait au fond d'un trou. Sa mort met fin à toutes les poursuites qui avaient été engagées contre lui, en particulier le procès Anfal, où il était jugé pour génocide contre la population kurde et accusé d'être responsable de la mort de 180.000 personnes en 1987-1988 Mort d'un dictateur Réactions à l'exécution L'exécution a été saluée par Washington et ses plus proches alliés, mais des condamnations se faisaient entendre dans le reste du monde, en particulier dans les pays musulmans où l'on craignait que cette mise en mort n'entraîne une nouvelle escalade dans la violence au Moyen-Orient. L’Union Européenne a condamné la pendaison. Le Vatican parle d'exécution tragique qui n'aidera pas les efforts en faveur de la justice et de la réconciliation. Le gouvernement libyen a décrété un deuil de trois jours, tandis que des manifestations de tristesse avaient lieu dans les territoires palestiniens et en Irak. La Suisse a déclaré prendre acte de la pendaison mais elle désapprouve son exécution : la peine de mort n'est pas justifiable, même pour les crimes les plus grave. Abolition de la peine de mort L’ONU a voté un texte demandant l'abolition de la peine de mort.Dans le monde, il y a encore 63 pays qui l’appliquent. L’Arabie Saoudite, l’ Iran, le Nigeria et le Yémen autorisent même les exécutions d’enfants mineurs. La peine de mort est de plus en plus critiquée. |















