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2007/05/05 Au coeur d'un monde oublié de tous Imprimer Envoyer

Au cœur d’un monde oublié de tous !


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À 26 ans, Lamya Karkour* a quitté son boulot et s’est portée volontaire à « Sheperd orphanage », un orphelinat au Kenya. Grâce à sa ténacité, son courage et son grand cœur, elle a apporté l’espoir d’une vie meilleure à des enfants ignorés de tous.



Bienvenue à « Sheperd orphanage » ! Situé au cœur du bidonville de Kayole, à Naïrobi, cet orphelinat offre des conditions de vie désastreuses. Le local est construit en tôle ondulée, le sol est en terre battue. Les 56 enfants, âgés de 2 à 15 ans, qui y résident, se partagent 8 lits simples pour dormir.Il n’y a ni électricité, ni eau courante, ni salle de bain, ni WC, dans cet enfer ! La nourriture et l’eau potable sont aléatoires et dépendent des donations. L’unique salle de classe possède pour tout mobilier, un tableau noir.



 



Collecte de dons



Lorsqu’en août 2006, Lamya arrive à l’orphelinat, elle trouve des enfants mal nourris, mal soignés et analphabètes. « J’ai vite compris que les personnes qui géraient l’orphelinat étaient corrompues. Les donations reçues n’étaient apparemment pas utilisées à bon escient.»



Il fallait donc parer au plus pressant : collecter de l’argent pour leur offrir un enseignement adéquat et un abri décent. Lamya crée un website et demande alors aux amis de l’aider. « Il suffit d’un dollar pour nourrir 10 enfants par jour, au Kenya ! » Les aides affluent. « J’ai reçu en 6 mois 12000 dollars. Pour le Kenya, c’est un sacré pactole ! »



 



Lamya révolutionne la vie dans l’orphelinat



Grâce aux donations, le toit du local est consolidé, le sol est recouvert de vinyle. « Nous avons acheté 39 lits car nous ne pouvions en mettre davantage. Nous avons installé des panneaux solaires pour produire le courant électrique et des douches. J’ai organisé des séminaires au personnel pour gérer plus efficacement l’orphelinat : répartir les tâches de chacun, organiser des menus équilibrés, créer un dossier pour chaque enfant... Avec un personnel réduit mais mieux organisé, nous avons abattu un sacré travail. »



 



Les enfants vont à l’école



Pour envoyer les enfants dans les écoles gouvernementales, Lamya a dû leur acheter les uniformes, les livres, les fournitures et même des bancs.



Mais depuis qu’ils y sont, ils sont devenus plus disciplinés. Le soir, ils font leurs devoirs, cirent leurs chaussures, prennent le bain et dorment à heure fixe. De plus, le personnel de l’orphelinat a le temps de nettoyer le local, de cuisiner, de laver les vêtements… pour être prêt à les recevoir.



 



Assurer le suivi

« Nous avons organisé aux enfants des sessions d’hygiène, d’éducation sexuelle et de prévention contre le sida. Les plus âgés ont appris à utiliser l’ordinateur et l’Internet. Je leur ai fait un abonnement pour l’année 2007. Avant de partir, je suis entrée en contact avec des hôpitaux pour que les soins médicaux soient assurés. J’ai pris aussi contact avec des ONG installées au Kenya pour qu’elles surveillentl’orphelinat. « J’ai quitté le Kenya inquiète pour mes enfants. D’ailleurs, ils m’ont demandé : Qu’adviendra-t -il de nous, quand tu seras partie ? »Depuis son arrivée à Beyrouth, en février 2007, Lamya continue à ramasser des fonds. Sa lutte contre la corruption et sa quête pour le respect des droits de l’homme et pour répandre l’amour se poursuivront !
 

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