| 2006/12/23 Les enfants qui travaillent |
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Il y a encore des enfants qui travaillent 218 millions d'enfants dans le monde travaillent. C'est un chiffre effrayant, pourtant, dans 10 ans, estime l’Unicef, le travail des enfants pourrait avoir disparu. Si toutefois, les efforts menés pour leur scolarisation et l'aide apportée à leurs familles se poursuit. La grande majorité se trouve en Asie, en Afrique et en Amérique latine. A Shenzhen, une ville proche de Hong Kong, des adolescents chinois sont employés pour emballer les gadgets qui sont distribués avec certains menus pour enfant d'une puissante chaîne de fast-food. Ces jeunes de 14 ou 15 ans travaillent de 7h du matin à minuit pour l'équivalent de 4 euros par jour, à peine le prix d'un hamburger. Uma, huit ans, passe ses journées à coudre des ballons de foot. Il lui faut environ quatre heures pour coudre les 32 pièces de cuir nécessaires au ballon, ce qui lui rapporte trois roupies (cinq centimes d'euro). Sa famille fabrique 10 ballons par jour, soit 15 euros par mois qui viennent compléter le revenu du foyer gagné dans les champs. En Inde, 10.000 enfants, comme Uma,fabriquent des ballons de football. L’Inde est le 2e plus grand pays producteur de ballons de football après le Pakistan. Aux Philippines, les enfants travaillent dans le secteur de la pêche dans des conditions dangereuses. Certains plongent dans l'eau pendant près de 8 heures d'affilée, la nuit, pour guider les poissons vers les filets. D'autres partent en haute mer durant 6 à 10 mois et plongent jusqu'à 15 mètres de profondeur sans matériel de protection. Ces enfants risquent de s'abîmer les tympans, de se blesser lors de chutes, d'être attaqués par des requins ou de se noyer. Dans les plantations sucrières au Brésil, les enfants coupent les cannes à la machette, une tâche épuisante où ils risquent constamment de se mutiler. Au Portugal, 40000 enfants sont employés à plein temps dans les entreprises qui fabriquent des vêtements, dans l'industrie métallurgique ou dans l'agriculture. C'est aussi le cas en Italie. Qu’est-ce que le travail des enfants ? L’Unicef considère que le travail des enfants relève de l'exploitation s'il implique : un travail à plein temps à un âge trop précoce; trop d'heures de travail; des travaux qui exercent des contraintes physiques, sociales et psychologiques; un travail dans la rue, des conditions peu salubres et dangereuses; une rémunération insuffisante; un emploi qui entrave l'accès à l'éducation; les atteintes à la dignité et au respect des enfants, comme l'esclavage ou la servitude et l'exploitation sexuelle. Les enfants les plus vulnérables et les plus exploités sont probablement les enfants domestiques. Ils sont souvent mal payés, voire pas du tout; leurs conditions de travail dépendent entièrement du bon vouloir de l'employeur, au mépris de leurs droits; ils sont privés d'école et de jeu, ainsi que du soutien de leurs famille et amis. Qui plus est, ils sont exposés à la violence physique et aux abus sexuels. Ce travail se rencontre surtout en Asie du Sud : des enfants qui n'ont pas plus de 8 ou 9 ans sont mis en gage par leurs parents en échange de petits prêts. En Inde, ce type de transaction est fréquent dans l'agriculture, ainsi que dans les industries comme la fabrication de cigarettes ou le tissage des tapis. Là, de jeunes enfants sont contraints de rester accroupis toute la journée, ce qui compromet leur croissance. L'exploitation sexuelle est l'une des pires formes du travail des enfants. Ceux qui y sont soumis encourent de graves risques pour leur santé. Chaque année dans le monde, au moins un million de jeunes filles sont ainsi forcées de se livrer à cette forme d’exploitation. Dans le monde entier, des enfants travaillent dans l'industrie et les plantations dans des conditions périlleuses. Cela va du cuir en Italie à la fabrication industrielle de briques au Pérou et en Colombie. Les produits nocifs ou les machines mal réglées menacent leur intégrité physique. Dans certaines régions, les enfants représentent un tiers de la main-d'œuvre, et plus de 40% des accidentés de travail. Au Népal, les petits employés des plantations de thé ont des salaires si bas qu'ils doivent souvent travailler 14 heures par jour. La rue peut être un lieu de travail dangereux, menaçant souvent la vie même des enfants. Beaucoup cirent les chaussures, lavent les voitures, portent des colis, vendent des fleurs, ramassent les objets recyclables et trouvent une multitude d'autres manières ingénieuses de gagner un peu d'argent. Agir Le travail des enfants est un problème dont les causes sont complexes : pauvreté, exploitation économique, valeurs sociales, environnement culturel. Il faudra donc pour le résoudre faire appel à un éventail de mesures très diverses. 1-Éliminer le travail des enfants dans des conditions dangereuses ou d'exploitation. 2-Instaurer l'enseignement primaire obligatoire et gratuit. 3-Élargir la protection légale du travail des enfants et l’étendre à la rue, aux exploitations agricoles, aux taches domestiques, ainsi qu’au foyer familial. 4-Enregistrer tous les enfants à la naissance pour qu'ils puissent exercer leurs droits, par exemple à l'éducation, aux soins de santé et à d'autres services, et aussi pour permettre aux employeurs et aux inspecteurs du travail de connaître avec certitude l'âge de chaque petit travailleur qu’ils emploient. 5-Les enfants travailleurs doivent participer à l'évaluation de leur situation et proposer des moyens d'améliorer leurs conditions. |












