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2007/11/03 L'année de la pomme de terre Imprimer Envoyer

2008, année de la pomme de terre


 


L’Année internationale de la pomme de terre 2008 a été inaugurée officiellement le 18 octobre 2007, au siège des Nations unies, à New York. Elle a pour objectif de mettre en avant la contribution potentielle de la pomme de terre à la lutte contre la faim.


La pomme de terre est un aliment de base pour toute la population mondiale. C'est la 4e culture vivrière mondiale, après le maïs, le blé et le riz. Mais en dépit du fort accroissement de la production vivrière mondiale au cours des 50 dernières années, de nombreuses personnes et communautés sont sous-alimentées. L'Année internationale de la pomme de terre vise à rehausser l'image de cette culture et denrée de base, mettant l'accent sur ses qualités biologiques et nutritionnelles, et encourageant ainsi sa production, transformation, consommation, vente et commerce. Les chercheurs du monde entier se penchent sur les problèmes clés liés à sa production. Afin de réduire les besoins en eau, ils tentent de mettre au point des variétés résistantes à la sécheresse, mais aussi aux ravageurs et aux virus. Pour les populations à faible revenu des zones urbaines comme rurales, la pomme de terre est un véritable trésor enfoui. Elle pousse vite, est adaptable, a des rendements élevés, se contente de faibles quantités d'intrants et garantit l'emploi de 800 millions de personnes dans les pays en développement. Riche en glucides, ce qui en fait une bonne source d'énergie, ainsi qu'en vitamine C et en potassium, elle peut contribuer à réduire la malnutrition.


Zoom sur la pomme de terre


La pomme de terre est cultivée partout ! Sa culture s'étend du plateau du Yunnan en Chine aux plaines subtropicales de l'Inde, aux hauts plateaux équatoriaux de Java et aux steppes d'Ukraine.


D'après les recherches, les premières pommes de terre étaient cultivées près du Lac Titicaca, à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, il y a environ 8 000 ans. C'est dans la cordillère centrale des Andes que les agriculteurs sont parvenus à sélectionner et à améliorer les premiers spécimens de ce qui allait donner, au fil des millénaires, une diversité inouïe de tubercules.


Il existe 7 500 variétés de pommes de terre (dont 1 950 sauvages) très différentes par la taille, la forme, la couleur, la texture, l'utilisation culinaire et le goût. Elles sont cultivées sur une superficie estimée à 195 000 km2.


En 2006, les cultivateurs de pommes de terre ont produit 315 millions de tonnes ! La Chine est le premier producteur mondial, suivi de la Fédération de Russie et de l'Inde.


Les Européens consomment environ 96 kg de pommes de terre par an. Dans les pays en développement, la moyenne est de 21 kg par personne et tombe à 14 kg en Afrique.


 


La patate au Liban

Pour en savoir plus, les Copains a rencontré Samir El Chami, responsable des ressources agricoles au ministère de l’Agriculture. La pomme de terre libanaise est essentiellement cultivée dans le Akkar et la Bekaa, sur 7 % des terres agricoles, soit 47% de la surface occupée par la culture de légumes. En 2005, le Liban a produit 511 400 tonnes de pomme de terre dont il a exporté140 880 tonnes vers la Jordanie, la Syrie, les Emirats... Mais il lui a fallu importer 63 728 tonnes parce qu’en février, mars, le produit libanais disparaît. Mal stockée, la pomme de terre voit son amidon se transformer en sucre et elle n’est plus bonne à manger. Au Liban, le coût de l’agriculture est très élevé. Mis à part les prix astronomiques de l’électricité, du mazout et l’absence de projets d’irrigation, le coût du terrain à planter varie entre 50 et 70 $­ contre 30$­ en Syrie. La main d’œuvre, essentiellement étrangère, coûte 10$­ par jour contre 2 $­ en Syrie. Et le kilo de pomme de terre revient finalement à 350 LL. Ce qui rend l’exportation très difficile, d’autant plus que la variété cultivée, la « spunta », n’est pas très appréciée en Europe. C’est pourquoi le ministère encourage les cultivateurs à changer de variété.
 

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