| 2006/12/09 Afrique et Asie, poubelles à déchets des pays riches |
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Afrique et Asie, poubelles à déchets des pays riches
Du 17 novembre au 1er décembre, plus de 160 pays se sont réunis à Nairobi, au Kenya, avec pour mission de remettre à jour la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et leur élimination. À ce jour, seuls sept pays ont ratifié le protocole, alors que 20 ratifications sont nécessaires pour son entrée en vigueur. L'Afrique, assoiffée de nouvelles technologies, est le plus grand importateur de matériel électronique obsolète, qui a pratiquement atteint sa limite de vie. Les pays asiatiques sont l'autre destination des déchets électroniques, chimiques et des vieux bateaux généralement bourrés d'amiante. Au printemps, la France avait envoyé le porte-avions Clemenceau, bourré d'amiante, pour être démantelé sur la côte ouest de l'Inde. En août, partant des Pays-Bas, le cargo Probo Koala a débarqué 400 tonnes de boue toxique dans 17 décharges à ciel ouvert près d'Abidjan, en Côte-d'Ivoire. Résultat : 10 morts et des milliers de personnes hospitalisées. Des millions de tonnes de déchets toxiques La planète génère chaque année entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électroniques. Aux États-Unis, 14 à 20 millions d'ordinateurs passent à la poubelle chaque année. Le nombre de téléphones portables dépassera les 2 milliards d'ici 2008 et comme la durée de vie d'un appareil est de deux ans, la quantité de déchets s'annonce considérable. Les gens jettent, sans réaliser que ces produits contiennent des éléments toxiques comme l'arsenic, le sélénium, le cadmium, le chrome, le cobalt et le mercure. L'élimination d'un mètre cube de déchets toxiques coûte entre 400 et 680 dollars en Europe. En Afrique ou en Asie, c'est quinze fois moins cher. Exportés pour être recyclés, les appareils sont démontés par les ouvriers, sans aucune protection, pour extraire l'or, l'argent, le cuivre, l'acier, et rejeter le reste (plastique et batteries) dans la nature. Là, ils polluent l’air, les nappes phréatiques et les rivières, et menacent l'approvisionnement en eau potable. Greenpeace traque les déchets toxiques et effectue des analyses. |
















