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2006/03/11 Conférence du dialogue Imprimer Envoyer

Conférence nationale de dialogue :


“ Il faut réussir à s’entendre ”


 


Un dialogue inter-libanais s’est déroulé entre 14 chefs* des principaux pôles politiques du pays, libres de s’exprimer, pour la première fois depuis 30 ans, à l’abri de toute influence étrangère. But ? Reconstruire le Liban.


 


Déchaînés la veille, les uns contre les autres, les voilà réunis autour d’une table ronde, côte à côte pour essayer de résoudre, par le dialogue, les problèmes de la Nation.
Les 14 principaux décideurs du pays ont abordé la question sur la vérité concernant l’assassinat de Hariri et l’affaire du tribunal international, ainsi que l’élargissement de l’enquête aux autres crimes.
Ils ontévoqué la question du départ d’Émile Lahoud et la succession du chef de l’État sur le principe duquel, semble-t-il, tout le monde soit tombé d’accord.
Ils ont enchaîné sur les armes du Hezbollah, le désarmement des Palestiniens hors et dans les camps, la libanité des fermes de Chebaa, les relations libano-syriennes… Et le débat s’est arrêté là.


Le dialogue doit être démocratique et libanais


Malgré leurs grandes divergences politiques, les chefs se sont salué, parlé et écouté.
Ils se sont mis d’accord de ne pas employer les armes, mais d’user du dialogue pour convaincre. C’est difficile. Ils le reconnaissent. Mais, ils sont persuadés, et la population avec eux, qu’entre Libanais, on finit toujours par s’entendre.
 Pourquoi le dialogue a-t-il été interrompu ?


Prévu du 2 au 10 mars, le dialogue a été interrompu le jeudi 7 mars.
Raison invoquée : Permettre aux différentes parties de rejoindre leurs bases pour des consultations.
Aucune résolution définitive n’a été prise, et le dialogue doit (en principe) se poursuivre lundi 13 mars, date à laquelle Walid Joumblatt sera rentré des États-Unis. Il pourrait reprendre sa place à la table des négociations pour débattre de certains problèmes épineux, comme de la nationalité des fermes de Chebaa ou de l’avenir du Hezbollah. Des sujets qui impliquent directement la Syrie, laquelle aurait déjà tenté d’exercer des pressions sur certains représentants de la conférence du dialogue.


 


Les 14 chefs politiques à la table du dialogue

Nabih Berry, Hassan Nasrallah, Fouad Siniora, Saad Hariri, Mohammad Safadi, Ghazi Aridi ou Walid Joumblatt, Michel Aoun, Samir Geagea, Amine Gemayel, Boutros Harb, Elie Skaff, un représentant de la communauté arménienne, Ghassan Tuéni, Michel Murr.
 

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