| 2006/06/04 Au coeur des silos |
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Dans le cœur du silo
Alignés comme une forteresse à l’entrée du port de Beyrouth, ces énormes tubes de béton, inspirent la force tranquille. Mais à l’intérieur ? C’est l’activité fébrile d’une fourmilière. Opération « silotage » guidée, par M. Jean Touma, directeur des silos.
De plus près, ce sont de gigantesques tours de 60 mètres de haut, regroupées par séries de seize unités (54 silos), sur une triple épaisseur. Construits par une société suisse en 1968, les silos de Beyrouth fonctionnent dès 1970. Capacité : 120 000 tonnes. « Depuis 1996, on ne traite qu’avec le secteur privé, en l’occurrence, les minoteries » précise M. Touma qui explique que la marchandise est stockée momentanément dans les entrepôts des silos avant d’être livrée aux clients. Le blé représente les 2/3 du mouvement. Le reste consiste en graines fourragères (maïs, orge, soja..).
Dispositif mécanique et électronique de manutention et de ventilation
Importé en vrac des USA, de Russie, du Canada, d’Australie ou des pays de l’Est, les grains sont aspirés du fond des cales du bateau (600 tonnes /heure). Jetés dans des convoyeurs à chaînes le long du quai, ils sont acheminés vers l’entrée du silo. Pesés d’abord, ils sont soulevés ensuite au haut des silos, puis conduits sur des tapis roulants (200mètres de long) pour être vidés et distribués dans les cellules de stockage au rythme de 300 tonnes/heure. « Normalement les silos assurent un roulement de 700 000 tonnes de grains pendant l’année, soit près de 6 fois leur capacité. Mais depuis deux ans, le rendement a baissé à 500 000 tonnes. ».Cette baisse est due essentiellement au ralentissement du transit vers les pays arabes et à la diminution de consommation de pain depuis le départ de milliers d’ouvriers syriens.
Dans la salle d’opération, les techniciens surveillent toutes les étapes de la manutention, sur un panneau électronique. Ils contrôlent aussi la ventilation et la température des grains. Aux deux terminus (l’un pour le blé, l’autre pour les graines fourragères ) les camions remplissent deschargements de céréalespour les livrer aux minoteries, qui les livreront aux boulangers, qui cuiront notre pain.
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