| 2007/06/09 Plastique 100 ans |
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Léger, costaud mais polluant, le plastique fête ses 100 ans
Imaginez-vous une maison, un bureau ou une école, sans plastique ! Nos habitudes et notre vie entière en seraient bouleversées ! Cette matière malléable et transformable nous a offert, des moyens et des techniques qui facilitent aujourd’hui notre existence. Le Musée des Sciences de Londres célèbre le 100e anniversaire de l'invention de la bakélite avec une exposition de 400 éléments qui retrace l'histoire du plastique.
Lorsque le chimiste belgo-américain Leo Baekeland met au point en 1907 une résine de formaldéhyde de phénol thermodurcissable, le matériau qu'il baptise «Bakélite» connaît un succès immédiat : isolant électrique, chimiquement stable, résistant à la chaleur, au sel de mer, ce plastique ne se fend ni ne se déforme, et il entre rapidement dans la fabrication d'objets de toute sorte.
L’allié de la société de consommation
La famille des plastiques s'agrandit rapidement avec la rayonne, la cellophane, le PVC. En 1939, les Américaines se ruent dans les magasins pour remplacer leurs bas traditionnels par ceux, en nylon, de DuPont de Nemours, « aussi doux que la soie et aussi solides que l'acier » si l'on en croit la publicité. Le succès du nylon,, qui permet de remplacer un matériau organique coûteux par une substance synthétique moins chère, se répétera avec la bouteille de plastique, le gobelet de styrofoam, les ustensiles de cuisine en teflon, les boîtes Tupperware, la table en Formica ou le film plastique pour les aliments, tandis que partout dans le monde hommes et femmes troquent la soie et le coton pour l'acrylique et le polyester. Il y a différents types de plastiques utilisés. Exemple : Pour faire une bouteille en plastique, il faut deux types de polymères. En général, le corps est en plastique transparent léger appelé PET (polyéthylène téréphtalate), et le bouchon, opaque et résistant, est en PEHD (polyéthylène haute densité).Le plastique PET est d'un usage courant dans l'industrie textile (T-shirts, pulls en laine polaire...) et le PEhd permet de fabriquer des bacs à fleurs, tuyaux, poubelles, bancs de jardin, etc.
L’avenir du plastique
Le plastique utilisé actuellement est issu à 90 % du pétrole et finit souvent dans la nature. Sa qualité première, la résistance, devient ici son pire défaut. À l'heure où la pollution est un enjeu planétaire, le simple fait que moins de 10 % de tous les plastiques soient recyclés devient un problème majeur. À savoir,un bidon en plastique met 30 à 40 ans pour se dégrader ; un bouchon de bouteille entre450 à 500 ans ; un sac en plastique de 100 à 1000 ans. Jeté en mer, sur plusieurs siècles, le plastique ne se dégrade pas car les bactéries ne peuvent le détruire. Les sacs plastiques sont avalés par certains poissons et tortues qui en meurent. On estime que, rien qu'aux États-Unis, 100 milliards de sacs plastique vont polluer l'environnement chaque année. La solution pourrait résider dans le retour à l'organique, avec les bioplastiques, biodégradables, moins nuisible à l'environnement et moins dépendant du cours du pétrole. Le Musée des Sciences expose ainsi une voiture électrique japonaise presque entièrement fabriquée avec du maïs, de la cane à sucre et de kenaf, une plante africaine dont on exploite les fibres.
Recyclage du plastique
![]() Pour procéder au recyclage des bouteilles, le plastique est apporté par camion spécial dans un centre de tri où les bouteilles sont alors compactées en gros cubes.Ceux-ci sont ensuite acheminés vers des usines de régénération, où ils seront broyés, réduits en paillettes et plongés dans de l'eau. Sachant que le PET coule et que le PEHD flotte, il est ainsi facile de séparer le plastique des bouteilles de celui des bouchons. Puis, ces polymères sont envoyés dans les usines de recyclage afin de fabriquer de nouveaux produits. Vêtements en fibre polaire, rembourrage d’anoraks, d’oreillers, de couettes, moquettes, panneaux d’isolation acoustique, gaines de passage de câbles, tuyaux, etc. Composante d’un sang artificiel
Le plastique pourrait bientôt intervenir dans la composition d'un sang artificiel. La nature du plastique est telle que l'on peut créer une molécule très semblable à l'hémoglobine, c'est-à-dire les cellules qui transportent l'oxygène. Et il serait bien plus facile à fabriquer, transporter et entreposer que les produits sanguins naturels.
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