| 2007/03/17 Paix pour nos réserves naturelles ! |
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Paix pour nos réserves naturelles ! Le 10 mars, le Liban célébrait la journée nationale des réserves naturelles. A cette occasion, le Ministère de l’environnement a organisé à Deir el Ahmar (Békaa) un atelier de travail pour faire le point sur l’impact de la guerre sur les réserves naturelles. Cette journée s’es terminée par la visite de la réserve de Yammouneh. Le Liban possède sept réserves naturelles dont la biodiversité est unique dans cette région du monde. Malheureusement, la guerre de l’été 2006 a gravement endommagé ce patrimoine. Les désastres sont d’ordre écologique et socio-économique. Pourquoi ? La mer est nettoyée En juillet, la centrale de Jyeh, située à 30 kilomètres au sud de Beyrouth, est bombardée. Près de 15 000 tonnes de fuel se sont déversés dans la mer. Le littoral au nord de Jyeh, soit 150 kilomètres, est inondé de fuel. C’est une véritable catastrophe écologique et économique. La saison balnéaire est perdue. Les barques et les filets des pêcheurs sont endommagés… « Grâce aux aides financières, techniques et à l’envoi de matériel et d’experts par de nombreux pays et associations, la mer est nettoyée, » affirme Ghada Mitri,responsable de la communication au Ministère. Cependant une seconde étape doit être exécutée : détacher le fuel accroché aux murs et aux rochers. Financement etéquipement adéquat sont encore nécessaires! Le parc des îles des Palmiers La réserve des îles des Palmiers a elle aussi reçu son lot de fuel. Les oiseaux migrateurs qui se trouvaient sur l’île ont été touchés par la marée noire, mais ils ont pu s’envoler. Reviendront-ils au printemps même si les plantes où ils pondent leurs œufs ont été couvertes de fuel ? Les cigognes qui se nourrissent de bivalves qui vivent sur les rochers recouverts de fuel, voudront –elles revenir ? Le fuel qui a recouvert les plages de sable sur une profondeur de 15 cm n’a pas affecté les nids de tortues et les bébés qui ont éclos, ont pu rejoindrela mer. Reviendront-ils pondre leurs œufs à la fin du mois de mai ? «Pour évaluer les effets de la pollution sur l’écosystème, il faudra surveiller l’évolution de la vie sur les îles, pendant plusieurs années. » (Dr. Ghassan Jaradi) L’éco-tourisme affecté La réserve du Chouf, a été aussi victime de la guerre. De nombreux arbres ont été abattus par les obus . L’ incendie criminel qui s’est déclaré à la fin de la guerre dans la région de Arz el Chouf a été provoqué par des personnes qui ont profité de l’absencedes gardes forestiers ayant fuit les bombardements.Mais la guerreaeu des conséquences graves sur l’éco-tourisme. Le nombre d’entrées dans la réserve a diminué ( de 28 000 visiteurs en 2004 à 1 700 en 2006) entraînant une baisse de revenus importante pour les habitants de la région . |















