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2007/01/27 Notre environnement est bien malade ! Imprimer Envoyer

Notre environnement est bien malade !


 


Les statistiques* publiées sur l’environnement au Liban en 2006 brossent un tableau bien sombre de la situation. L’air, l’eau, la mer, les sols sont menacés et notre santé aussi.

Pollution_Beyrouth.gif

L’homme au Liban est le principal pollueur. La population qui quitte la campagne pour s’installer dans les villes exerce une forte pression sur l’infrastructure des agglomérations. Ceci aggrave la pollution et nuit à la santé publique. La pollution se manifeste à plusieurs niveaux.


 

Pollution de l’air


 

C’est la plus préoccupante. Les voitures, dont le nombre ne cesse d’augmenter, polluent l’air principalement à Beyrouth et Tripoli. La combustion des carburants cause une hausse de la concentration en méthane, en oxydes de souffre, de carbone et d’azote, de l’air. Ces polluants affectent l’appareil respiratoire et le sang chez les enfants et les adultes.


 

Pollution de l’eau et de la mer


 

Les eaux souterraines sont souillées par l’infiltration des eaux d’égouts non assainies et les rejets industriels. Ceci provoque des maladies (diarrhée, dysenterie…) Les eaux usées non assainies rejetées dans la mer nuisent aussi à la vie maritime et menacent de nombreuses espèces d’extinction.


 

Carrières et déboisement


 

Les constructions d’immeubles accentuent la demande en sable et en gravier. Le nombre de carrières augmente. Il y en aurait aujourd’hui 710 dont la plupart sont exploitées sans autorisation. L’ouverture des carrières accélère le déboisement et affecte la beauté du paysage. Le déboisement, aggravé aussi par les incendies, accélère l’érosion des sols et l’écoulement des eaux de pluie dans la mer. La biodiversité de la flore est menacée.
Les déchets


 

Avec l’accroissement de la population urbaine, le volume des déchets augmente. Ils sont de trois types : solides, liquides (eaux usées, huiles) et dangereux (produits par les hôpitaux et les activités industrielles…) Une partie des déchets solides est recyclée, mais le reste est enfoui dans des dépotoirs dont le nombre est insuffisant aujourd’hui.
Comment protéger l’environnement ?


 

Face à cette situation, l’État est déjà intervenu. Il a créé un ministère de l’Environnement. Sept régions ont été classées réserves nationales. L’État a cherché à réduire la pollution atmosphérique en réduisant le nombre de véhicules diesel. Il prévoit la construction de barrages pour collecter l’eau de pluie…


 

Mais chaque citoyen doit aussi agir pour limiter la dégradation de l’environnement.


 

Ainsi, il peut initier dans son quartier ou à l’école une campagne de tri et recyclage des déchets. Il peut limiter le gaspillage de l’eau, se déplacer à pied ou utiliser les transports en commun. Il doit respecter et protéger la nature, ne pas couper les arbres et cueillir les fleurs, ne pas tuer les oiseaux… Toute une éducation civique est à faire.


 

 


 

*Le rapport a été publié par l’Administration centrale de la Statistique. Ce travail a été exécuté en collaboration avec le ministère de l’Environnement dans le cadre du projet MEDSTAT-Environnement financé par l’Union européenne et avec l’assistance technique du Plan Bleu.



 

 

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