| Touriste responsable : mode d’emploi |
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Besoin d’évasion après une année de travail et de stress? Devenez vite des « touristes responsables » et partez à la découverte des plus beaux recoins naturels et culturels du Liban ! Avec Pascal Abdallah, expert en tourisme responsable, vous ne serez point à court d’idées !
Quand on est conscient que notre activité touristique ne nuit ni à l’être humain, ni à la nature, et qu’elle a un apport économique bénéfique à la communauté locale, nous sommes alors des touristes responsables ! En pratique, le tourisme responsable, c’est faire participer les habitants des villages, à notre projet : en logeant chez eux, en partageant leur nourriture, en achetant leurs produits culinaires et artisanaux, et, surtout, en ayant recours à un guide local, originaire de la région que nous visitons. « Le tourisme responsable, précise Pascal Abdallah, se pratique sur tout le territoire libanais, mais notre compagnie “Responsible mobilities” a un faible pour le sud du Liban parce que les Libanais et les étrangers ont une image très négative de cette merveilleuse région. Vous pourrez ainsi passer une journée inoubliable, sportive et culturelle dans le village de « Chebaa » en compagnie d’un guide de la région. Le tourisme au sud du Liban sera d’un formidable soutien pour tous ses habitants. D’ailleurs, lier notre activité à un village encouragera ses habitants à y rester et limitera l’exode rural. » Quelle différence entre l’écotourisme et le tourisme responsable ? On parle d’écotourisme, lorsque l’activité touristique se pratique uniquement dans une réserve naturelle ou dans une zone déclarée « zone naturelle protégée ». Comme lorsqu’on fait du vélo, du climbing ou de la randonnée dans la réserve naturelle d’Ehden. L’écotourisme est donc un sous-genre de tourisme responsable, tant qu’il ne se fait pas aux dépens de la nature. Il faut donc trouver le juste équilibre entre les activités touristiques et la préservation de la nature, sinon les réserves naturelles, risquent de se transformer en parcs d’aventures, polluées par les déchets et par les nombreuses voitures qui s’y rendent. Rêves et souhaits « verts » « Le Liban fait partie des 25 pays les plus riches en biodiversité ! C’est énorme ! Nous devons faire en sorte de protéger ces richesses que nous possédons : en développant les zones protégées, en sauvant l’eau qui se trouve sur les hauts sommets, en cessant l’escalade sur le pont naturel de Kfardebiane et dans le gouffre de Balaa, deux sites uniques, que nous risquons de perdre à jamais. Le ministère du Tourisme doit surtout encourager davantage la pratique du tourisme rural, pour limiter d’une part l’exode rural, et pour empêcher d’autre part la construction de grands centres industriels ou commerciaux dans ces régions naturelles. Préservons nos ressources naturelles pour les générations futures en agissant toujours pour le bien de l’être humain et de la nature ! » Pascal Abdallah et « Responsible Mobilities » Depuis 15 ans, Pascal Abdallah est dévoué au tourisme responsable et à l’écotourisme, au Liban. Éducateur spécialisé à la base, il découvre très vite sa passion pour les randonnées et la découverte de son pays, qu’il n’a jamais voulu quitter, en dépit de la guerre. « Pendant que les Libanais faisaient la guerre, je sillonnais les montagnes libanaises, et j’admirais leur beauté!» raconte Pascal. En 1997, il est co-fondateur de 3 compagnies de tourisme et d’écotourisme, qui existent toujours. Et en avril 2007, il crée « Responsible Mobilities », sa propre compagnie, engagée pour le tourisme responsable et l’écotourisme. « Nous luttons depuis toujours pour préserver la biodiversité. Nous voulons, à travers nos activités, participer au développement durable, en soutenant les communautés rurales et en protégeant la nature. » Propositions pour un été inoubliable « Family Tourism » Un rythme de tourisme adapté à tous les âges et à toute la famille ! Activités ludiques pour les enfants : recherche de fossiles à Hael, ou travail de poterie à Rachaya, déjeuner typique, chez les habitants du village... C’est toute la famille qui est unie et qui prend son temps à découvrir le patrimoine. « Marche sur le LMT » (Lebanese Mountain Trail) Randonnée gratuite sur le sentier de la montagne libanaise, guide local facultatif et visite des villages. Rencontre avec les villageois, dégustation de plats typiques de la région, comme le « Taboulé chaud » au Chouf ou le « Maakroun à l’ail » à Batroun, le tout, arrosé d’un sirop naturel, tel que le « sirop de rhubarbe » à Deir el-Ahmar. Aventure humaine, découvertes naturelles et culturelles garanties, pour une journée ou un week-end aussi ! « Clean mobility » Favoriser le covoiturage, encourager le transport public, réduire les émissions de gaz carbonique, voilà un exemple de tourisme responsable ! Comment ? Il suffit de visiter les villages en bus. C’est le « slow tourism » qui prend son temps et valorise davantage les villages sillonnés et les habitants rencontrés. Le bus s’arrête à l’entrée du village, comme à Qbayyet, et on opte ensuite pour le transport « vert », c’est-à-dire à pied ou à vélo, pour l’exploration du village. « Écotourisme » Découverte des réserves naturelles du Liban et activités éducatives et sportives au sein de la réserve : marche, vélo, chasse aux papillons, moulage de tronc d’arbre, escalade et rafting au Chouf, à Yammouné, à Ehden, à Tannourine… « Peaks treks » Pour ceux qui rêvent d’escalader les plus hauts sommets des montagnes libanaises et de découvrir le « Jurd » libanais où se dressent des temples romains. Sannine, Mzaar, Jabal Knaïssé ou le Mont Hermon, le tourisme responsable encourage le culte de ces montagnes sacrées, sources d’eau, sources de vie... Dossier préparé par Stéphanie JABRE
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