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Une urbanisation galopante Imprimer Envoyer
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Aujourd’hui, un habitant sur deux de notre planète vit en ville. L’urbanisation est un des enjeux les plus cruciaux auxquels sera confrontée la Terre, la Chine en tête.

D’ici à 2020, la Chine devrait construire plus de 30 000 à 40 000 gratte-ciel, l’équivalent de 10 New York ! Plus de 170 villes chinoises vont creuser des réseaux de transport souterrains, type métro, soit plus de deux fois le nombre de villes équipées en Europe ! Avec l’ouverture économique et politique de la Chine des trois dernières décennies, on prévoit qu’en 2025, un milliard d’habitants vivront en ville contre 600 millions aujourd’hui.

 Départ massif vers les villes

L’accroissement naturel qui reste élevé est une des causes de l’explosion urbaine. L’exode rural massif en est une autre. La ville connaît un essor considérable car la pression démographique dans les campagnes accentue le manque de terres et pousse les paysans vers les villes où ils espèrent trouver du travail. Enfin, la ville s’accroît en superficie en absorbant les espaces ruraux alentours. L’agriculture disparaît.

 

De redoutables problèmes

En regroupant les hommes sur des espaces restreints, l’urbanisation pose de redoutables problèmes. 80 % des hommes vivent sur 5 % de la surface de la Terre. L’extension des villes devient démesurée en hauteur et en espace. Les réseaux de communication sont très vite saturés car les infrastructures ne peuvent pas suivre la croissance urbaine dans les pays les plus pauvres. La pression sur l’environnement (alimentation en eau) est très importante aussi bien au Nord (Californie, Arizona) qu’au Sud (Égypte). La pollution (par les ordures ménagères, les émissions de gaz…) est un défi majeur des grandes métropoles.

De plus, la ville, où l’éclatement des solidarités sociales va de pair avec l’individualisme, concentre chômage, misère et délinquance. C’est là qu’émergent les ghettos. Cependant, la ville a un plus par rapport au monde rural. C’est le lieu de l’innovation et du développement culturel et social.


Le vert en ville

Alors que l’Exposition universelle de Shanghaï 2010 consacrera une large place au développement urbain, de nombreuses villes en Chine passent au vert. Comme, Dezhou, ville d’un demi-million d’habitants qui après avoir développé un vaste programme de chauffage solaire, vient d’être rebaptisée « la ville du soleil ».

Baoding, dans l’Hebei, est quant à elle devenue « la ville propre ». Son maire a fermé près d’une centaine d’usines polluantes. Deux cents entreprises « Green Tech » venues du Portugal et du Texas, se sont implantées sur place. Elles y fabriquent des panneaux solaires, des composants pour éoliennes...

D’autres villes de l’intérieur se lancent, comme Baoding, dans le business vert.

Imposer des solutions de développement rentables est-ce la seule façon d’imposer le vert en ville ? Pour ne pas courir à la catastrophe, ne faudrait-il pas encore renouer avec des comportements plus responsables et offrir un cadre de vie où, face à la ville, la nature et l’homme reprennent place ?

« D’après la Banque mondiale, douze des vingt agglomérations les plus polluées au monde sont en Chine. »

D’ici à 2020, la Chine devrait construire plus de 30 000 à 40 000 gratte-ciel, l’équivalent de 10 New York ! Plus de 170 villes chinoises vont creuser des réseaux de transport souterrains, type métro, soit plus de deux fois le nombre de villes équipées en Europe ! Avec l’ouverture économique et politique de la Chine des trois dernières décennies, on prévoit qu’en 2025, un milliard d’habitants vivront en ville contre 600 millions aujourd’hui.

 

Départ massif vers les villes

L’accroissement naturel qui reste élevé est une des causes de l’explosion urbaine. L’exode rural massif en est une autre. La ville connaît un essor considérable car la pression démographique dans les campagnes accentue le manque de terres et pousse les paysans vers les villes où ils espèrent trouver du travail. Enfin, la ville s’accroît en superficie en absorbant les espaces ruraux alentours. L’agriculture disparaît.

 

De redoutables problèmes

En regroupant les hommes sur des espaces restreints, l’urbanisation pose de redoutables problèmes. 80 % des hommes vivent sur 5 % de la surface de la Terre. L’extension des villes devient démesurée en hauteur et en espace. Les réseaux de communication sont très vite saturés car les infrastructures ne peuvent pas suivre la croissance urbaine dans les pays les plus pauvres. La pression sur l’environnement (alimentation en eau) est très importante aussi bien au Nord (Californie, Arizona) qu’au Sud (Égypte). La pollution (par les ordures ménagères, les émissions de gaz…) est un défi majeur des grandes métropoles.

De plus, la ville, où l’éclatement des solidarités sociales va de pair avec l’individualisme, concentre chômage, misère et délinquance. C’est là qu’émergent les ghettos. Cependant, la ville a un plus par rapport au monde rural. C’est le lieu de l’innovation et du développement culturel et social.


Le vert en ville

Alors que l’Exposition universelle de Shanghaï 2010 consacrera une large place au développement urbain, de nombreuses villes en Chine passent au vert. Comme, Dezhou, ville d’un demi-million d’habitants qui après avoir développé un vaste programme de chauffage solaire, vient d’être rebaptisée « la ville du soleil ».

Baoding, dans l’Hebei, est quant à elle devenue « la ville propre ». Son maire a fermé près d’une centaine d’usines polluantes. Deux cents entreprises « Green Tech » venues du Portugal et du Texas, se sont implantées sur place. Elles y fabriquent des panneaux solaires, des composants pour éoliennes...

D’autres villes de l’intérieur se lancent, comme Baoding, dans le business vert.

Imposer des solutions de développement rentables est-ce la seule façon d’imposer le vert en ville ? Pour ne pas courir à la catastrophe, ne faudrait-il pas encore renouer avec des comportements plus responsables et offrir un cadre de vie où, face à la ville, la nature et l’homme reprennent place ?

 

Dongtan, un chantier vert à l’arrêt

Dongtan, près de Shanghaï, aurait dû être, en 2010, la première ville verte en Chine. Elle promettait d’être auto-suffisante en énergie et d’être protégée de toute pollution. Aujourd’hui, ce chantier est mis en veilleuse.

Comme Dongtan, plusieurs chantiers de villes vertes connaissent  des problèmes de financement. Leur réalisation est retardée.

 

Meilleure ville, meilleure vie

Créer une coexistence harmonieuse entre l’homme, la ville et la Terre ! Un défi à l’âge urbain lancé par l’Exposition universelle de Shanghai qui se tiendra du 1er mai au 31 octobre 2010.

 

Dans son histoire, l’homme n’a jamais cessé sa quête de la ville idéale. Aujourd’hui, la recherche de solutions pour une forme urbaine durable est devenue impératif. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour, le thème de l’Expo 2010 : meilleure ville, meilleure vie.

L’exposition sera un grand forum sur la vie urbaine avec pour leitmotiv un remarquable dialogue entre les civilisations. Les villes du monde entier sont invitées à présenter leurs réalisations les plus nouvelles dans le domaine de la construction des villes les plus vivables, les techniques innovantes pour un développement sain et durable de la ville, les moyens pour protéger et valoriser les patrimoines urbains. Des personnalités de toutes nationalités seront chargées de réfléchir à des solutions pour mieux vivre la ville. Ces solutions seront ensuite reprises dans la déclaration de Shanghaï qui sera rédigée par le bureau international des Expositions et le bureau d’organisation de l’Expo Shanghaï 2010. Mais une déclaration ne servira à rien, sans une volonté partagée par tous.

 

Technologies vertes à l’Expo

Le pavillon thématique chinois (70 000 m²) qui restera après la fin de l’Expo accueillera le plus grand toit de panneaux solaires du monde.

Huit gigantesques verrières en forme de trompettes, placées sur le boulevard de l’Expo, collecteront l’eau de pluie destinée aux espaces verts qui recouvrent un tiers du site.

Côté transports, seuls des véhicules verts pourront circuler sur le site.

Un site internet www.cleanair.net.com permettra au visiteur de calculer le coût environnemental de sa visite. Il suffira de rentrer le parcours effectué, les moyens de transport utilisés pour que le portail donne une estimation du dioxyde de carbone émis et du nombre d’arbres à planter pour compenser.

Parmi les pavillons nationaux qui se sont également mis au vert celui du Japon qui comprendra des panneaux solaires souples.

La façade du pavillon suisse réutilisera l’énergie des flashes d’appareils photos.

 

L’Expo 2010 en chiffres

• Un record de 70 millions de visiteurs sont prévus à l’Expo.

• Le site de l’Expo de Shanghaï est le plus grand dans l’histoire de l’Expo universelle. (5, 28 km²)

• Il accueillera un record de 192 pays et 50 organisations internationales.

• Plus de 4 milliards de dollars ont été alloués pour réaliser l’Expo.

• Pour recevoir l’Expo, les autorités ont arrêté 272 usines très polluantes et déplacé 60 000 personnes.

 

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